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Que voir à l’intérieur du Château de Beauregard

La Galerie des Illustres, le Cabinet des Grelots, la cuisine du XVIe siècle et les pièces meublées — un guide d'orientation vers les incontournables d'une visite libre.

Mis à jour en juillet 2026 · Équipe conciergerie Château de Beauregard Tickets

Beauregard se visite à votre rythme, sans itinéraire fixe, ce qui rend vraiment utile de connaître les points forts à l'avance. Quatre espaces intérieurs rythment la visite : la Galerie des Illustres et ses 327 portraits, le Cabinet des Grelots avec ses boiseries datées de 1554, la cuisine du XVIe siècle et ses 85 ustensiles en cuivre, et une grande bibliothèque parmi les pièces meublées de ce qui reste une demeure familiale. Comptez environ une heure à l'intérieur, plus dix à quinze minutes par trajet pour les 600 mètres à pied depuis la billetterie. Ce guide vous indique quoi regarder, pièce par pièce.

Quelle impression cela fait-il de parcourir la Galerie des Illustres ?

La Galerie des Illustres est la raison d'entrer à l'intérieur. C'est une salle unique, longue de 26 mètres et large de 6 mètres, abritant 327 portraits de figures de l'histoire française et européenne sur trois siècles. Les portraits suivent un ordre chronologique strict, de l'avènement de Philippe VI de Valois en 1328 à la mort de Louis XIII en 1643 — 315 ans, présentés comme une frise chronologique grandeur nature à travers 15 règnes successifs des rois de France. Environ 26 pays sont représentés parmi les modèles, le cadre est donc européen plutôt que strictement français. Elle est décrite comme la plus complète galerie de portraits historiques de ce type encore existante en Europe.

Parcourez-la dans l'ordre plutôt qu'en flânant. La chronologie est le propos de la salle : Paul Ardier, qui a initié la galerie, était ministre des Finances sous Henri III, Henri IV et Louis XIII et un fervent étudiant de l'histoire politique, et la collection est organisée autour des figures qui ont façonné la politique du royaume. La galerie a été créée entre 1620 et 1638 par des peintres parisiens, et assemblée par trois générations de propriétaires au cours du XVIIe siècle. Le décor peint a été exécuté par le peintre blésois Jean Mosnier et sa famille ; son fils Pierre Mosnier a peint les devises et emblèmes des rois de France sur les lambris sous les portraits — un détail qui vaut le coup d'œil, car la plupart des visiteurs ne regardent qu'à hauteur des yeux.

Qu’est-ce qui rend le plafond et le sol si remarquables ?

Regardez d'abord le plafond. Il est de style français, peint d'un bleu dominant obtenu à partir de lapis-lazuli en poudre — un pigment qui, sous l'Ancien Régime, valait environ sept fois le prix de l'or. Dans une pièce de 26 mètres, c'est une déclaration de dépense extraordinaire, et c'est le détail que les sources patrimoniales citent le plus systématiquement, avec le sol. La restauration des portraits eux-mêmes, lancée en 1986 et achevée au printemps 2023, fait que la galerie dans laquelle vous entrez aujourd'hui est plus proche de son apparence d'origine qu'elle ne l'a été depuis deux siècles : les tableaux avaient été repeints lors de deux campagnes antérieures, aux XVIIIe et XIXe siècles.

Puis regardez en bas. Le sol est pavé de carreaux de faïence de Delft représentant une armée en marche — infanterie, cavalerie et artillerie — couvrant environ 150 m². Le nombre est généralement estimé à environ 5 600, bien que certaines sources disent 5 500 ; dans tous les cas, c'est l'échelle plutôt que le chiffre qui frappe. Parce que les portraits sont à hauteur des yeux et que la pièce ne fait que 6 mètres de large, le sol est l'élément le plus souvent négligé du château. Parcourez toute la longueur de la galerie en regardant le sol avant de regarder un seul visage. C'est aussi l'élément le plus facile à transformer en jeu d'observation pour les enfants qui se lassent des portraits.

Qu'est-ce que le Cabinet des Grelots ?

Le Cabinet des Grelots est l'autre chef-d'œuvre du château et celui que la plupart des visiteurs sous-estiment. C'est un petit cabinet lambrissé de chêne dont les boiseries ont été sculptées par Francisque Scibec de Carpi, menuisier du roi Henri II, et datent de 1554 — près de soixante-dix ans plus anciennes que la galerie. Le plafond à caissons est composé d'un octogone entouré de huit petits hexagones, avec un décor peint de la Renaissance à l'italienne. Son échelle est le point essentiel : après une galerie de 26 mètres, voici une pièce que l'on traverse en quelques pas, décorée avec la même rigueur. Accordez-lui autant de temps qu'à un seul mur de la galerie.

C'était le cabinet de travail de Jean du Thier, qui acquit le domaine en 1545 et fut secrétaire d'État aux Finances d'Henri II. Du Thier est généralement décrit comme le véritable bâtisseur du château, et ce cabinet est la preuve la plus claire de ce qu'il y faisait — une pièce privée et savante plutôt qu'une salle d'apparat. Cela fait des deux grands intérieurs de Beauregard une étude de contraste : le cabinet intime et italianisant de du Thier au milieu du XVIe siècle, et la galerie publique et dynastique d'Ardier au XVIIe siècle. La notice Mérimée mentionne des campagnes de construction en 1461, 1559 et 1622 ; les boiseries du cabinet précèdent la deuxième, et la galerie suit la troisième.

La cuisine du XVIe siècle vaut-elle le détour ?

Oui — c'est la pièce qui surprend le plus souvent ceux qui viennent pour la galerie. La cuisine du XVIe siècle est la plus ancienne pièce du château, et elle abrite 85 ustensiles en cuivre avec des cheminées fonctionnelles : une batterie de cuisine en activité plutôt qu'une poignée de pièces d'exposition, et c'est ce nombre qui produit son effet. Parce que Beauregard est encore une demeure familiale habitée plutôt qu'un musée vidé, la cuisine s'inscrit dans un continuum avec le reste de la maison plutôt que comme une reconstitution d'époque. C'est aussi la technologie la plus lisible du bâtiment : contrairement au plafond de lapis-lazuli, rien n'a besoin d'être expliqué.

Replacez-la dans le contexte des dates. La notice Mérimée mentionne des campagnes de construction en 1461, 1559 et 1622, et le château a été classé monument historique sur la liste de 1840 — l'une des premières cohortes de monuments historiques français. Une cuisine du XVIe siècle précède donc la galerie de deux générations et appartient au Beauregard de du Thier plutôt qu'à celui d'Ardier. Note pratique : l'accès à l'intérieur du château est limité au rez-de-chaussée pour les visiteurs à mobilité réduite, et le domaine ne publie aucun détail pièce par pièce ; si un intérieur particulier est la raison de votre visite, il est conseillé d'appeler le 02 54 70 41 65 pour vérifier avant de vous déplacer.

Qu’y a-t-il d’autre à l’intérieur du château ?

Au-delà de la galerie, du cabinet et de la cuisine, le château abrite une grande bibliothèque, une collection de meubles de la Renaissance et un ensemble de curiosités exposées, dont un maxillaire de baleine du XVIIIe siècle. Les meubles méritent une attention particulière : c'est une maison qui a conservé son contenu, et l'un de ses buffets a été prêté au Grand Palais à Paris pour une exposition sur Louis XIII — une juste mesure du prestige de la collection. Les visites sont libres ou guidées, et la version guidée est celle qui donne le plus de sens aux collections, car les pièces sont meublées comme une maison plutôt que légendées comme un musée.

Cette domesticité est la qualité déterminante de l'intérieur. Le domaine est possédé et occupé par la même famille depuis 1926 — les sources françaises donnent 1925 —, donc les pièces sont meublées et habitées plutôt que condamnées par des cordons et vides. C'est aussi pourquoi la protection est multiple : le bâtiment porte le classement de 1840, tandis que le parc et ses murs de clôture, trois pavillons du XVIIe siècle, le pavillon nord, ainsi que les façades et toitures du bâtiment de communs faisant face au château ont été inscrits par arrêté du 8 septembre 1993, sous la référence Mérimée PA00098404, en propriété privée. Beauregard se dresse à Cellettes sur le Beuvron, au sud de la Loire, en dehors du périmètre de la Vallée de la Loire inscrit à l'UNESCO.

Comment organiser la visite intérieure ?

Prévoyez plus que l'heure que l'office de tourisme du Loir-et-Cher donne comme minimum. Pour les seuls intérieurs, comptez vingt à trente minutes dans la Galerie des Illustres, dix dans le Cabinet des Grelots, et encore vingt à trente pour la cuisine, la bibliothèque et les pièces meublées — disons une heure à l'intérieur, bien faite. Ajoutez ensuite les 600 mètres entre la billetterie et le château, le long de chemins sinueux, à chaque extrémité. La billetterie ferme 30 minutes avant le site : 18h00 du 3 avril au 30 juin et du 1er septembre au 25 octobre, 18h30 en juillet et août, 17h00 du 26 octobre au 11 novembre. Il reste ensuite le parc de 40 hectares, qui représente au moins une heure supplémentaire, et Cellettes se trouve à environ 10 km au sud de Blois — un aller-retour facile à sous-estimer en fin de journée.

Choisissez votre formule avant votre arrivée. Des visites libres et guidées sont proposées ; la version guidée est celle qui dévoile la chronologie de la galerie et les panneaux peints des Mosnier. Les horaires des visites guidées sont publiés de façon saisonnière et non fixes tout au long de l'année. Les langues indiquées sur le site sont le français et l'anglais, l'allemand et l'espagnol étant également proposés par l'office de tourisme de Blois-Chambord. L'entrée est datée mais sans créneau horaire fixe, vous gérez donc votre rythme pendant les heures d'ouverture. Une précaution saisonnière : les horaires peuvent changer à court terme — le domaine a publié des horaires réduits de 08h30 à 16h30 du 8 au 12 juillet 2026 lors d'un épisode de chaleur. Beauregard se situe également dans le quadrilatère Blois–Chambord–Chaumont–Cheverny, donc un départ en visite guidée ici doit être calé sur vos autres réservations du jour.

Questions fréquentes

Quel est le principal point fort du Château de Beauregard ?

La Galerie des Illustres — 327 portraits retraçant l'histoire politique française et européenne de 1328 à 1643 à travers 15 règnes successifs, sous un plafond de lapis-lazuli et au-dessus d'un sol d'environ 5 600 carreaux de Delft représentant une armée en marche.

Quelle est la taille de la Galerie des Illustres ?

La galerie est une salle unique de 26 mètres de long sur 6 mètres de large, abritant les 327 portraits dans un ordre chronologique strict. Le sol en carreaux de Delft qui les supporte couvre environ 150 m².

Qu'est-ce que le Cabinet des Grelots ?

Un petit cabinet en chêne lambrissé dont les boiseries ont été sculptées par Francisque Scibec de Carpi, ébéniste d'Henri II, et datent de 1554. Son plafond à caissons est un octogone entouré de huit hexagones. C'était le cabinet de travail de Jean du Thier.

La cuisine du XVIe siècle est-elle ouverte aux visiteurs ?

La cuisine est la plus ancienne pièce du château et abrite 85 ustensiles en cuivre avec des cheminées fonctionnelles. L'accès à l'intérieur se fait uniquement au rez-de-chaussée pour les personnes à mobilité réduite ; le domaine ne publie aucun détail pièce par pièce, alors appelez le 02 54 70 41 65 si cela est important.

Le jardin est-il inclus dans le billet du château ?

Oui — notre billet couvre à la fois le château, y compris la Galerie des Illustres, et l'intégralité du parc de 40 hectares et des jardins extérieurs, avec le Jardin des Portraits et la roseraie le long des murs.

Combien de temps dure la visite intérieure ?

Environ une heure si l'on prend son temps : vingt à trente minutes dans la galerie, dix dans le Cabinet des Grelots, et vingt à trente pour la cuisine, la bibliothèque et les pièces meublées. Ajoutez dix à quinze minutes par trajet pour les 600 mètres de marche.